Rétrospective

La littérature face à l’Homme. Rencontre – débat avec Yasmina Khadra

Mercredi, 17 juin 2009 à 19h00

Kollegiengebäude, Universität Basel, Petersplatz 1, Bâle, Salle 102 au 1er étage. En association avec l’Institut für Soziologie der Universität Basel.

Traduit en 33 langues, considéré par le prix Nobel de littérature 2003, le sud-africain J.M. Coetzee, comme un des écrivains majeurs d’aujourd’hui, Yasmina Khadra est un ancien officier de l’armée algérienne, qui a quitté l’institution en 2000 avec le grade de commandant pour se consacrer à sa vocation : écrire. Il a choisi ce pseudonyme en 1997 pour échapper à l’autocensure qu’il ressentait lors de la publication de ses premiers romans et nouvelles sous son vrai nom : Mohammed Moulessehoul. Composé des deux prénoms de sa femme, il lui donnait plus de liberté pour mieux approcher un thème qui lui est cher : l’intolérance.

Parmi ses ouvrages, on peut citer Morituri, L’automne des chimères, A quoi rêvent les loups ou La part du mort, romans noirs dénonçant sans ambages le fanatisme et les luttes de pouvoir à Alger. Cousine K, une âpre réflexion sur l’enfance. Et une trilogie : Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat (prix des libraires 2006), et Les Sirènes de Bagdad, projetant le lecteur occidental dans l’Afghanistan des Talibans, le conflit israélo-palestinien ou l’Irak d’aujourd’hui, pour lui donner un accès plus direct à la mentalité orientale. Tous déploient le « style Khadra », alliant lyrisme, métaphores inattendues, dépouillement et poésie. Il vient de recevoir le Prix du Roman France Télévisions pour Ce que le jour doit à la nuit, qui sera prochainement adapté au cinéma.

Avec le soutien de l’Ambassade de France à Berne et du Crédit Suisse, dans le cadre d’une tournée dans les Alliances Françaises de Fribourg et de Berne où Yasmina Khadra interviendra les 15 et 16 juin.

Participation aux frais pour les non membres : 10 Fr., étudiants 5 Fr. (gratuit pour les étudiants, enseignants et chercheurs de l’Institut de sociologie). Suivi d’un verre.